« C'est bien, je suis content, savoure l'entraîneur messin. Nous avons mis du mouvement pour nous créer des occasions. L'équipe a appliqué les consignes, notamment en attaque, avec des décalages et beaucoup de passes masquées ou encore des rentrées d'arrières sur les extérieurs. On touche les dividendes de notre travail. Et c'est positif dans la perspective des deux matches de Coupe d'Europe qui nous attendent maintenant les 14 et 15 février. En plus, j'ai pu donner du temps de jeu à tout le monde. Oui, c'était un bon match. »
Malgré une stricte de Roussillon puis Sandrèle Itoua sur Ivana Lovric et ensuite sur Vesna Horacek, le leader contourne la difficulté et trouve les solutions par les ailes (Katty Piejos et Svetlana Ognjenovic) ou encore sur la base arrière sous l'impulsion de Lenka Kysucanova et Céline Blard (4/5) en seconde période. Envie, engagement, vitesse d'exécution, force de percussion, variété des combinaisons... Metz récite son handball, même si Maho vient de temps à autre enrayer la belle mécanique avec la complicité de Gomis (6/9) et Kibamba (5/6). Trop peu d'arguments à faire valoir pour contenir les vagues jaune et bleu !
Le champion de France termine donc sur les chapeaux de roue (32/57, soit 56 % d'efficacité) devant un valeureux adversaire réduit à la portion congrue (23/47, soit 48 %). Neuf pertes de balle côté lorrain contre dix-huit à Angoulême, la différence s'est également jouée dans ce secteur.
Mais, ce soir, il n'y avait vraiment rien à espérer pour les amies de Mélanie Roussillon, si ce n'est sauver l'honneur. Leur jolie combativité leur a permis de sortir la tête haute des Arènes.
Les Messines ont à présent une petite quinzaine de jours pour préparer la venue des Croates de Tresnjevka en Coupe des Coupes. « On a élaboré un planning spécial pour aborder cette double échéance de la meilleure manière, salive déjà Jean Piétrala, le coach adjoint. Crois-moi, ça va chauffer ! » On le croit très volontiers.



